DÉCOUVERTES

Goudelin : des marionnettes ont investi l’école Notre-Dame-de-l’Isle

Jeudi, les élèves de la toute petite section au CP de l’école Notre-Dame-de-l’Isle ont
assisté à un spectacle de marionnettes à fils, présenté par Patrick Lévy. Celui-ci,
une fois l’âge de la retraite arrivé, s’est mis à fabriquer ses propres marionnettes.
Depuis quelques années, il leur donne vie grâce à la musique, en animant des
spectacles dans les écoles et les Ehpad (O.F 15/05/23).

Saint-Alban – Championne de lecture. Lily, 10 ans, va lire à voix haute sur la scène de la Comédie Française à Paris

ily Morin a gagné le concours régional de lecture à voix haute qui la
qualifie au national, à la Comédie Française de Paris, fin juin. © Le Penthièvre

Après avoir décroché le titre de championne départementale de lecture à haute voix, Lily Morin vient d’être sacrée championne régionale à Rennes. Le sésame pour la finale nationale qui se déroule sur la scène de la Comédie Française, fin juin.
Elle l’a fait ! Elle a vomi sur le quai de la gare de Lamballe avant de partir pour la finale à Rennes le matin même, et encore dans la salle de la bibliothèque des Champs Libres, quelques minutes avant son passage. Mais Lily Morin, 10 ans a une force de caractère que l’on est nombreux à lui envier. À 10 ans, elle a géré son stress, est rentrée dans sa bulle, puis sur la scène de l’auditorium, totalement investie par le texte qu’elle répète depuis des semaines.
Avec l’école Saint-Guillaume
Lily a été élue, il y a quelques semaines, parmi tous les élèves de sa classe, comme étant la meilleure lectrice. « C’était serré, elle a gagné à une voix près », se rappelle Claire, enseignante de CM2 à l’école Saint-Guillaume de Saint-Alban où Lily fait ses armes de lectrice. C’est justement l’enseignante qui a lancé ses élèves dans ce concours de lecture, avec le soutien de toute l’équipe pédagogique.
« La lecture est un axe de travail essentiel à l’école Saint-Guillaume. Je ne suis pas très ‘concours’, reconnaît Claire, mais celui des Petits champions de la lecture entrait totalement dans notre démarche. »
Nombreux supporters
Ce sont donc ses camardes de classe qui ont qualifié Lily au championnat départemental d’abord. Ils étaient quelques-uns à l’accompagner à Saint-Brieuc, il y a quelques semaines, lorsqu’elle a remporté le titre. Ce samedi 6 mai, pour le régional, une dizaine d’enfants avait fait le déplacement. « On a pris le train tous ensemble, c’était génial », se réjouit Christine, la maman de Lily. Les supporters avaient même fabriqué une banderole pour soutenir leur championne.
La veille, Lily, toujours à la cool, répétait une dernière fois son texte devant une petite assemblée de copains, épatés par l’aisance de la gamine. « Ah ben ça ! Tu devrais faire du théâtre ! » Pas un accro dans le texte, de l’expression, des émotions… « Nan, nan, j’ai pas de stress ! », soupirait alors l’audacieuse.
Véritable talent
Le lendemain, en présence de ses supporters, la pression est montée d’un cran. Mais la fillette est tenace. Et surtout, elle a du talent. Qu’elle-même ne soupçonne pas. Face aux 9 autres candidats et devant le jury de professionnels du livre et de l’édition, elle a déroulé son savoir-faire, sans un accro, transcendée par le récit d’Eliott et la Bibliothèque fabuleuse, habitée par ses personnages : la terrible Charlie, le courageux Eliott, l’armée de rats métalliques. 3 minutes suspendues dans le temps. Boum ! Tous au tapis ! « C’était fabuleux, s’enthousiasme Claire. Elle a été formidable, elle y a mis tout son cœur ! »
Lily, elle, n’y croyait pas la cocotte. Lorsqu’en troisième et seconde position elle n’a pas entendu son nom, elle a fondu en larmes. « J’ai déçu tout le monde ! » Et puis soudain :  » Lily Morin ! » L’identité de la championne a résonné dans la salle sous les hourras des copains. Elle est arrivée en larmes sur la scène. « On a tous pleuré ! rectifie-t-elle. C’était trop beau, il y avait plein d’émotions. C’est la première fois que je vivais un truc pareil ! »
En route pour la Comédie Française
Et elle n’a pas fini de remplir son petit cœur d’émotions fortes : prochaine étape pour la finale nationale : Paris, le 28 juin ! À la Comédie Française, carrément. Il va falloir choisir un nouveau livre, s’approprier de nouvelles aventures pour en faire vivre encore de belles à ses parents, à ses camarades de classe et à tous ceux qui la suivront jusqu’à Paris (Le Penthièvre 11/05/23).

Côtes-d’Armor – Pour identifier une plante, il faut activer tous ses sens…

Les candidats ont une minute et demie pour déterminer quelle est l’espèce, la
variété, le genre, la famille du végétal exposé. © Ouest-France

Au lycée agricole Saint-Ilan, à Langueux, se sont déroulées les épreuves régionales du concours national de reconnaissance des végétaux, hier. Près de 90 élèves et des professionnels y ont participé.
Reportage
Ambiance très studieuse, ce mercredi matin, au lycée agricole de Saint-Ilan à Langueux. Dans une immense salle, avec vue sur la baie de Saint-Brieuc, se déroulait le concours de reconnaissance des végétaux. Les épreuves régionales (1) ont attiré près de 90 candidats, répartis dans quatre catégories (BTS, bac pro, CAP et professionnels).
Benjamin, 18 ans, domicilié à Fréhel, est inscrit en terminale Aménagement Paysager. Il participe à ce concours pour « évaluer son niveau de connaissance ».
Odorat, toucher, vue…
Toutes les minutes et demie, un rythme imposé par l’épreuve, le lycéen se positionne devant une table où est disposé un végétal. Ici un iris en pot, là une branche de bambou, plus loin un noisetier ou une bouture de magnolia… Pas moins de 30 végétaux à reconnaître. Le silence s’impose.
Chaque candidat a sa technique pour activer ses neurones. Certains utilisent l’odorat, touchent l’écorce. D’autres effritent le feuillage, scrutent les nervures des feuilles, observent la couleur, la forme des bourgeons… Pour chaque végétal, il faut remplir les cases d’un imprimé.
La reconnaissance d’un végétal passe par l’identification d’un genre, la nomination d’une espèce, d’une famille, la rédaction d’un nom commun et la présentation d’intérêts.
À la table numérotée 22, Benjamin repère immédiatement l’hydrangea, une sorte d’hortensia qui a l’avantage d’être grimpant. Plus loin, il est sûr que c’est un cèdre de l’Himalaya.
En fin de circuit, l’élève n’est pas mécontent. Il pense avoir identifié 28 végétaux sur les 30 imposés. « Il y avait quelques pièges, estime-t-il. J’ai eu l’impression qu’on nous a présenté deux sortes de noisetier. »
Sous son air un brin désinvolte, Benjamin a une tête bien remplie de mots en latin. Il s’entraîne à retenir l’appellation de nombreuses plantes cultivées et toutes celles qu’offre spontanément la nature. « Je pense connaître plus de 200 noms de végétaux », sourit ce passionné de botanique. C’est encore loin de la liste officielle des 600 noms, établie dans le cadre de ce concours dont l’objectif est d’encourager l’excellence (O.F 11/05/23).
(1) La finale nationale se déroulera les 6 et 7 décembre, à Lyon, à l’occasion du salon Paysalia.