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Le temps de la rentrée

L’école catholique pèse toujours lourd et recrute

Plus de 250 400 élèves et 24 000 salariés : l’enseignement catholique concerne près d’un élève breton sur deux. Ce réseau d’un millier d’établissements étoffe ses formations et embauche.

Repères

Un poids lourd de l’enseignement

Quelque 250 440 élèves des premier et second degrés scolarisés dans 806 écoles, 168 collèges et 103 lycées dont 27 établissements agricoles : l’enseignement catholique est un poids lourd de l’enseignement dans la région, présent « plus de la moitié des 1 200 communes bretonnes ». Et « dans 165 communes, l’école catholique est la seule proposition scolaire », souligne le Comité académique de l’enseignement catholique (CAEC), structure qui fédère les directions diocésaines d’Ille-et-Vilaine, des Côtes-d’Armor du Morbihan et du Finistère.

S’ajoutent à ces effectifs d’élèves 2 617 apprentis et 3 515 étudiants (695 étudiants à l’institut supérieur de formation de l’enseignement catholique, isfec, et 2 820 étudiants à l’Université catholique de l’Ouest, dans des écoles d’ingénieurs…). Au total, c’est cependant une baisse attendue de 1 222 élèves à l’échelle régionale. « Ça correspondant en moyenne à un élève en moins par établissement du réseau, tempère Michel Pellé, directeur diocésain de l’enseignement catholique en Ille-et-Vilaine. La baisse s’expliquer d’abord par l’évolution démographique régionale et concerne les écoles primaires. »

De nouvelles formations

Cinq nouvelles formations ouvrent cette année, dont un CAP agent de sécurité au lycée Saint-Joseph La Salle à Lorient qui étoffe la centaine de formations professionnelles proposées dans 77 lycées du réseau catholique, en formation continue ou en apprentissage, sous contrat avec le ministère de l’Éducation nationale ou celui de l’Agriculture. Les effectifs seront de 3 000 apprentis et environ 24 000 élèves sous statut scolaire en CAP et BTS.

Trois nouvelles formations en filière d’enseignement bilingue en breton ouvrent cette rentrée à l’école Saint-Louis-de-Saint-Evarzec (Finistère), ainsi que dans le Morbihan au collège Saint-Joseph de Grand-Champ et l’école Sacré-Cœur de Noyal-Muzillac.

Le réseau catholique ouvre aussi deux nouvelles sections européennes ou de langues orientales en espagnol et six nouvelles sections « langues et cultures européennes » (en anglais et espagnol). Douze nouveaux établissements décrochent le label « Ouverture internationale », il y en a désormais 50 au total.

1 200 professeurs remplaçants

L’enseignement catholique en Bretagne, c’est aussi 24 000 salariés dont 16 000 enseignants et 8 000 personnels des organismes de gestion de l’enseignement catholique (OGEC). Des pénuries pour cette rentrée ? « Nous avons permis qu’il y ait un enseignant devant chaque classe, même s’il y a des tensions en classes bilingues bretonnes », indique Christophe Geffard, DDEC dans le Finistère.

Outre le recrutement des titulaires, l’un des enjeux est aussi celui de professeurs suppléants (remplaçants). 

« Nous gérons environ 1 200 suppléants chaque année », souligne Sylvie Le Loup, déléguée générale du GAEC. Problème : à mission équivalente, un professeur remplaçant dans le privé touche près de 300 € nets en moins que dans l’enseignement public. « C’est insatisfaisant et inéquitable, concède les directeurs diocésains. La région Bretagne reste cependant attractive et attire. »

Le site www.devenir-enseignant.bzh est fait pour convaincre les candidats (O.F 03/09/22).

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