GUINGAMP : des photos exposées et bientôt un temple créé par des élèves

A Guingamp, le collège Saint-Dominique et le lycée Notre-Dame poursuivent, depuis trois ans, leur projet « Art dans le verger ». Du premier pommier planté dans la cour des 4e et 3e, bien d’autres idées ont émergé.

Un jeune pommier trône dans la cour des 4e et 3e du collège Saint-Dominique, à Guingamp. Seul élément végétal dans cette enceinte bâtie de pierre, c’est le symbole du début du projet « Art dans le verger ». Depuis 2019, les collégiens et lycéens de Notre-Dame, au travers de travaux pratiqués en sciences de la vie et de la terre, en histoire-géographie et en arts plastiques, revoient l’aménagement de leur établissement.

Depuis la rentrée, une partie des réalisations, est visible pour tous. Des photomontages sont exposés sur les murs extérieurs de la chapelle Notre-Dame. Des toiles posées de manière pérenne où la nature s’invite dans les cartables.

Une dimension onirique

Un résultat « surprenant, d’après le directeur adjoint Guy Robin, car il associe des vieux murs à des images élaborées sur Photoshop ». Avec Lou Le Jard, du Centre d’art photographique, les élèves ont mis en scène des éléments naturels dans leur environnement quotidien. Avec un autre intervenant, Christian Goindin, les jeunes ont élaboré des croquis au fusain ou dessiné sur du papier transparent.

Dans ce projet, ils ont exploré les végétaux des environs et construit des herbiers. Mais également, ils ont appris à « fabriquer des motifs ou à superposer des images ». En plus de s’extraire d’une cour d’école ordinaire.

Des techniques et supports variés

Les élèves mobilisés, une classe de troisième et deux classes de seconde, « évoluent avec le projet et les techniques, explique Perrine Guillerm, professeur d’arts plastiques. Cette année, on passe au volume ! » Elle désigne ici « la création d’un temple, à partir de béton cellulaire et du moulage en plâtre ». Il sera installé devant le bâtiment du collège, aux abords du parc de l’établissement.

Kristen Cavalli et Océane Le Faucheur pensent « être tombés dans la bonne classe » pour pouvoir suivre un tel projet. Tous deux ont le sentiment de devoir « s’investir pour essayer d’avancer ensemble car, au final, c’est un travail d’équipe » (O.F 12/10/21).